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01/02/2016

Bravo à Pierre LARRIBE et Léon CHEVALIER, nouveaux lauréats qui ont reçu officiellement leur chèque le 29 Janvier 2016 à Malemort.

Ils ont terrassé les murs qui les séparaient

Pierre Larribe et Léon Chevalier ont débuté leur activité dans le terrassement au mois de novembre. Ils n'étaient pourtant pas appelés à se croiser dans leurs vies professionnelles.

Il y a encore quelques années, Léon Chevalier, sa formation à Sciences-Po Toulouse en poche, travaillait dans un domaine n'ayant strictement rien à voir avec le BTP, celui du consulting en partenariat public-privé. Pierre Larribe a pour sa part débuté sa carrière en maintenance industrielle. Mais il n'a exercé que « quinze jours-trois semaines chez Béton Brugeaud, à Brive » en raison des opportunités qui se sont présentées à lui. Opportunités qui lui ont permis de passer à la tête de l'entreprise à peine un an et demi plus tard.

Pendant ce temps-là, Léon Chevalier exerce sa profession, dans l'audit, entre Paris et Toulouse. Quand il apprend que son père va céder son entreprise, il décide de « tout plaquer » pour la reprendre. « Je voulais avoir mon propre navire même si ça n'avait rien à voir avec ce que je faisais. J'ai tout réappris, tout repris à zéro », raconte le jeune trentenaire. Une petite structure qui « répondait plus à mes attentes ».

Dans le grand bain depuis trois mois

La société de Laurent Chevalier, le père de Léon, est spécialisée dans les colonnes montantes de gaz dans les bâtiments collectifs. Une filière qu'a justement rejoint Pierre Larribe entre temps, chez Cofely-Ineo, pour lesquels il effectue le recensement de ces colonnes en Corrèze et dans le Cantal.

C'est ainsi que les deux jeunes entrepreneurs se rencontrent« il y a trois ans en travaillant sur des chantiers communs », se remémore Pierre Larribe. « Nous avons eu l'idée de créer notre entreprise en début d'année dernière », poursuit-il. Son ancien employeur, Ineo, laissait des marchés en route, « ce qui laissait de la place pour une nouvelle société ». Cet élément déclencheur a permis aux deux compères de se lancer mais aussi de « récupérer des gens formés et compétents ». « Larribe et Chevalier », leur société de terrassement, spécialisée dans le gaz, a ainsi pu débuter son activité au mois de novembre 2015.

L'appel au Réseau Entreprendre

« C'est la banque qui nous a conseillé de contacter Réseau Entreprendre », relate Pierre Larribe. Ils ont bénéficié du prêt d'honneur à taux zéro proposé par le réseau d'accompagnateurs (20 000 euros à eux deux).

« Mais au-delà de l'argent, c'est surtout l'accompagnement qui nous intéressait. Nous n'avons que trente et un et trente-deux ans, nous voulions donc être suivis. Et il y a aussi le côté réseau professionnel qui est intéressant, surtout pour une entreprise qui débute », souligne Pierre Larribe, qui précise qu'ils devraient rencontrer leur accompagnateur au sein du Réseau Entreprendre, Isabelle Bielli Nadeau, directrice de la clinique des Cèdres, une fois par mois.

Localisés à Malemort, dans les mêmes locaux que ceux qu'occupe le père de Léon Larribe, accolés à la plaine des jeux des Bouriottes, les co-gérants de « Larribe et Chevalier » emploient d'ores et déjà deux salariés en CDI et un autre est régulièrement recruté en CDD.

Chacun sa spécialité

« Ce qui est intéressant, c'est que nous avons des profils complètement différents. Léon est beaucoup plus à l'aise avec tout ce qui a trait aux appels d'offre alors que moi je gère plus souvent le côté technique. Mais ça n'est pas pensé, cela se fait naturellement », note Pierre Larribe. Ce que confirme son comparse : « Du fait de notre expérience, chacun de notre côté, je suis en effet plus dans la gestion de l'entreprise et Pierre sur le terrain. » Mais rien n'est figé pour autant.

S'ils n'ont « pas d'ambition internationale », comme le souligne Pierre Larribe, les deux associés aimeraient « grossir petit à petit. Pour l'instant, l'important est de bien s'implanter, que les clients soient contents et après, ça évoluera tout seul. »

Pour Léon Chevalier, l'important serait de développer « quelque chose de sain, qui nous rende heureux et que les gens que nous employons soient bien ». Ou, dit autrement, comme il en rigole ensuite : « Être la petite entreprise qui connaît pas la crise. »