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17/01/2017

Maxime Yonnet : Faire jouer les autres est son métier

Maxime Yonnet

Faire jouer les autres est son métier

Depuis le mois de novembre, un escape game accueille des joueurs de tous les âges à Brive. Maxime Yonnet a souhaité y importer ce concept de jeu avec sa Gaillard Académie, grâce notamment à l'aide de Réseau Entreprendre.

Percer les mystères de la salle de banquet du château médiéval, découvrir les secrets de la grotte de nos ancêtres ou partir à la recherche des clés d'un vestiaire de rugby, c'est désormais possible à Brive ! Maxime Yonnet vient en effet d'y ouvrir un escape game, en novembre dernier, dans la zone ouest de la cité gaillarde.

La Gaillard Academie est implantée dans une ancienne concession de motos. Un local spacieux qui a permis à Maxime Yonnet de démarrer son activité avec quatre salles de jeu différentes. Mais un escape game, qu'est-ce que c'est ?

Ce type de jeu grandeur nature a fait son apparition en France il y a quelques années et prend son essor actuellement puisqu'il en pousse comme des champignons dans tout le pays. « Il s'agit de former une équipe de trois à six joueurs qui disposent de soixante minutes pour sortir d'un univers en résolvant des énigmes, en fouillant dans la pièce, en actionnant des mécanismes, etc. »

L'escape game, nouvel eldorado entrepreunarial

Lui-même « joueur mais pas plus que ça », le jeune homme de vingt-sept ans a souhaité importer ce concept en Corrèze après l'avoir découvert à Paris il y a trois ans. « Je suis né en Normandie, à Cherbourg, mais je suis arrivé à Brive vers quinze ans et c'est en quelque sorte ma région de cœur », d'où cette envie de créer le premier escape game de Corrèze.

Après avoir obtenu un bac scientifique, Maxime Yonnet s'est lancé dans un DUT génie civil à Égletons, « je voulais être architecte au départ et je me suis vite rendu compte que le génie civil n'était pas fait pour moi, je me suis donc orienté vers l'aménagement du territoire en effectuant une école d'ingénieurs à Tours. »

Une des composantes de sa formation était le versant touristique de l'aménagement du territoire, Maxime Yonnet a souhaité s'y plonger plus sérieusement en allant jusqu'à un Master II dédié, avec notamment un long stage à l'office de tourisme de Brive, «  hyper formateur, et comme l'office de Brive est une référence en la matière… »

Un fort ancrage local

Une expérience qui lui a permis de faire « pas mal de consulting en tourisme à la sortie tout en travaillant dans l'événementiel, sur une web TV, dans le graphisme, etc. » Un vrai touche à tout qui s'est donc lancé le défi de devenir entrepreneur et « comme j'aime bien tout ce qui est un peu nouveau dans les loisirs, je suis toujours preneur ».

Selon le tout jeune dirigeant d'entreprise, « dans le tourisme, on parle d'immersion et d'expérience et pour moi, le jeu est l'application toute faite pour répondre à ces attentes. Je me suis dit qu'enfermer les gens dans une pièce avec un thème qui a trait au territoire, ça pouvait être génial ! »

Pour faire d'une pierre deux coups, Maxime Yonnet  a profité de la place à sa disposition pour créer, en plus des quatre salles de jeu (le vestiaire de rugby a été construit en deux exemplaires), deux salles de réunion et une mezzanine de 150 m². Pour gérer tout cela, il peut d'ores et déjà compter sur l'appui de quatre salariés (dont deux emplois étudiants).

D'autant que les escape games sont fréquemment utilisés par les dirigeants d'entreprise pour y convier leurs salariés afin de développer l'esprit d'équipe. « Cela a déjà été le cas ici d'ailleurs », précise le Normand d'origine. « Un séminaire peut être effectué entièrement dans les locaux puisqu'on peut les privatiser pour jouer jusqu'à vingt-quatre en même temps tout en travaillant dans un deuxième temps. »

Réseau Entreprendre en renfort

Sur le projet depuis un an, Maxime Yonnet a entendu parler de Réseau Entreprendre par le biais de son banquier « qui m'a dit que je correspondais au profil que Réseau Entreprendre est susceptible d'aider, notamment parce que je créais de l'emploi, ce qui est une des conditions de leur soutien. »

Selon lui, « pour créer son entreprise aujourd'hui en France, il existe plein de choses pour être aidé. Mais une fois que c'est fait, on peut facilement se retrouver seul face à ses problèmes. C'est là l'avantage de Réseau Entreprendre car l'accompagnement y est obligatoire et on est aidé par un chef d'entreprise qui a déjà de la bouteille. En plus, pour ma part, c'était compliqué puisqu'il fallait trouver quelqu'un qui comprenne le projet. »

Concernant les rencontres avec les autres lauréats, le jeune homme estime qu'au fil des discussions, « je vais trouver des problématiques semblables, même si nous ne sommes parfois pas du tout dans le même domaine d'activité. »

Le prêt d'honneur que lui a accordé Réseau Entreprendre, à hauteur de quinze mille euros, a permis à Maxime Yonnet de « faire levier pour mon apport personnel auprès des banques ».

Des idées plein la tête, Maxime Yonnet a déjà dans l'esprit de créer un quatrième thème l'année prochaine ou d'ouvrir un espace de loisirs avec, par exemple, des activités autour de la réalité augmentée. Mais avant cela, « le challenge est de faire connaître le concept ».